mardi 26 janvier 2010

Le plus dur c'est pas la chute...

J'attendais (et j'attends toujours) avec angoisse ma première crise d'angoisse !
L'angoisse d'être seul, perdu au milieu d'une grande ville sans personne autour de soi.
Quelques dizaines de minutes après mon isolation, j'ai commencé à suffoquer. Penser que si je crevais maintenant, personne ne le remarquerai . Mais c'est vite passé ! Je suis habitué, je me suis fait à cette idée depuis longtemps déjà.
Et puis, j'ai toujours mon cachet de benzodazépine quadrisecable ! Pour ça ou pour tout autre mélange intéressant !

En fait, si je redoute cette crise, c'est parce que je sais qu'elle arrivera.
Pour être franc, je vis dans une espèce de bulle en ce moment. Boulot/Bière-cloppes-internet/Dodo ! Sans m'autoriser à penser à ce qui me tue vraiment.
Et Dieu sait que j'ai des tas de raisons de crever (heureusement qu'il n'existe pas !).
C'est bien d'arrêter de ressasser ce genre de choses, me diront peut être certains, mais je sens que quand ça pétera...
Quand j'oserai enfin réaliser, contempler, craindre tout ce que je n'ai pas...
Quand je sortirai de cet espèce de brouillard qui m'empêche de voir à plus de 5 minutes devant moi.
Putain de bordel de merde !!
Je sais que je peux pas me cacher éternellement comme ça, sous peine de me désincarner, de disparaître complètement...

Vite, une cloppe !

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