samedi 6 mars 2010

Chapter 1: Girls in the Streets

La beauté absolue des filles se trouve, le plus souvent, au coin de la rue.

Elle se remarque souvent de loin.
A plusieurs mètres déjà, je la repère.
Son visage angélique rayonne et se distingue dans la foule.
Le temps ne semble pas avoir d'emprise sur elle et, cette sublime jeune fille, à l'air de se mouvoir dans une dimension différente de celle du commun des mortels.
Et c'est effectivement le cas.
Elle ne fait pas partie de cette race de gens ordinaires qui vaquent à des occupations tout aussi ordinaires.
Elle brille et se détache de la grisaille du trottoir.

Après l'avoir repéré je suis, le plus souvent, propulsé légèrement en arrière par l'éclat de sa beauté.
J'aime, alors, à baisser les yeux pour ne pas l'effrayer, mais surtout, pour ne pas éventer trop prématurément sa beauté rayonnante.
Je marche ainsi vers elle en regardant mes pieds. Mais mes pensées son implacablement dirigées vers ce bref moment où je la croiserai.
Enfin, seuls quelques mètres (3 ou 4, tout au plus) me séparent d'elle.
Je relève alors mes yeux d'enfant émerveillés devant leurs cadeaux de Noël pour me noyer dans son visage.

Je découvre devant moi un visage angélique dont toutes les descriptions, aussi parfaites soient elles, ne pourraient rendre compte de ce qui ce présente à mon regard (mais je vais, tout de même, essayer de vous en donner un aperçu).
Le visage de cette créature possède des traits d'une incroyable finesse.
Ses yeux, impeccablement dessinés, se détachent et me transpercent de leur amande si douce.
Un nez sculptural, aux contours légèrement arrondis, maintient le tout dans un fragile équilibre.
Une bouche, fine mais assurée, complète cette oeuvre par une couleur d'un rose légèrement pourpre.
De temps en temps, un habile grain de beauté vient parfaire ce tableau ô combien parfait.
Il se glisse, généralement, entre la bouche et la pointe de ses yeux.

Mon regard se plonge timidement dans le sien. Cet instant, qui doit durer quelques secondes tout au plus, semble durer une courte éternité. A ce moment, rien ne compte plus pour moi que cette beauté fraîche et amnésiante.

J'ai pu remarquer que, pour d'autres raisons bien évidemment, cette créations des dieux baisse, elle aussi, le regard à mon approche. Elle sait, malgré elle, ce qu'elle est. Et, comme pour ne pas trop me faire souffrir, essaye de me protéger de son rayonnement céleste.
Mais, à la dernière milliseconde, elle relève la tête. Et, l'espace d'un battement de cil, croise mon regard comme pour me laisser apercevoir un monde jusqu'alors inconnu.

Enfin, nous nous croisons. Et, malgré nous (malgré moi surtout !), nos routes se séparent instantanément.
Un instant si court, mais si beau. Fragilement prolongé par les effluves de son délicat parfum. Cet ondulant fil d'Arianne la suit et m'enivre au plus haut point.

Je veux me noyer dans la beauté. Et surtout, que personne ne me sauve...

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