samedi 13 mars 2010

Chapter 2: Girls in the tramway

Ah, les filles dans le tram...
Une approche bien différente.
La beauté d'une fille dans le tram s'apprécie dans un temps différent.
En effet, plusieurs stations à parcourir me laissent plus de temps pour me délecter de leur beauté.

J'entre dans le tram. Après avoir civiquement composté mon ticket, je parcours du regard le wagon qui s'offre à moi. Rapidement, je repère l'élue de la journée.
Elle est assise. Tranquillement, et depuis quelques temps déjà, elle s'est trouvée une place avec une amie.
Avez vous noté que les jolies filles sont souvent amie avec des filles plutôt banales ?
Je les soupçonne de faire un tel choix pour se mettre en valeur, isn't it ?
Bref, cette somptueuse créature est délicatement déposée sur une imperturbable banquette Alstom qui se fout de qui elle transporte !
Mon regard est immédiatement maîtrisé et contraint de se figer sur elle.
Je la découvre, impudiquement, de la tête aux pieds.
Elle est magnifique.
Les cheveux bruns, assez courts. Des yeux qui vous hypnotise. Un visage slave qui qui ne laisse transparaître qu'une infinie pureté. (Based on a true story).
Mais, pour ne pas gâcher mes chances de la savourer le plus longtemps possible, j'adopte une technique m'enfoutiste. Du genre : je préfère regarder ce paysage citadin morose et à peine éveillé.
De temps à autres, cependant, je jette de doux regards sur sa délicate personne. Mon dieu, qu'elle est belle.
Malheureusement, ma station se profile dans les haut-parleurs. Alors, plus rien ne compte. Face à la falaise et ses rochers aiguisés qui m'attendent, je soutiens mon regard dans sa direction.
Je la dévisage, la déshabille, l'embrasse de de mon regard.
Cette scène peut sembler obscène.
Mais il n'y a rien d'autre que de l'amour dans mes yeux.
Soudain, les portes s'ouvrent. Elle se lève et quitte, comme tout le monde, précipitamment son siège.
S'engage alors une course poursuite effrénée. Le flot d'étudiants endoloris par le froid sec de la région se meut tel un troupeau de moutons apeurés. Tout ce mode se dirige procéduralement vers son lieu d'instruction.
Je me débats et arrive à me tirer de cette horde écervelée. Je marche plus vite que les autres. Elle aussi.
J'arrive à la suivre et je rêve que, pour une raison quelconque, elle tourne son regard vers moi. Des fois, ça arrive.
Alors, pour quelques secondes de plus, je suis grisé par sa beauté.
Fatalement, cependant, nous routes se séparent. Elle entre dans un bâtiment et me laisse sur le pas de la porte.
Ces quelques minutes n'ont semblé durer qu'une poignée de secondes.
Me revoilà, seul, au milieu d'une foule sans visage.
Je garderai, pour les temps à venir, son image dans ma tête avec pour rêve secret de la retrouver dans ce même tram, dès le lendemain.

Je veux me noyer dans la beauté. Et surtout, que personne ne me sauve...

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