Je l'aperçois.
Ses cheveux châtains glissent dans le vent doux du printemps et retracent nonchalamment la voie lactée.
Majestueuse maîtresse de sa monture, elle file droit entre les rails du tram.
Son allure de princesse vélocipédique force l'admiration des badauds qui se prosternent à son passage.
Elle a une peau délicieusement douce à regarder et des yeux qui vous transpercent, si tant est que vous ayez l'audace de vous placer dans son horizon.
Elle se dirige à toute vitesse vers moi.
Je suis comme un animal pris dans les phares d'un semi-remorque.
Nous nous croisons.
Elle me sourit (oui enfin, parfois).
Je trébuche.
Mon coeur s'est arrêté, un instant.
Je veux me noyer dans la beauté. Et surtout, que personne ne me sauve...
dimanche 21 mars 2010
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